mercredi 4 octobre 2017

"Mais bon sang de bien sûr ! C'est un lupus !" [docteur House, 1 épisode sur 2]

Aujourd'hui, on va parler de toutes sortes de masques, au sens premier du terme déjà, mais aussi en matière de maladie de peau ou encore en ce qui concerne la faculté de certaines personnes - les psychopathes - à cacher leur réelle personnalité..., ça nous donnera d'ailleurs l'occasion de parler un peu de politique, ça faisait longtemps.

Il s'agissait de planches faites en avril dernier à l'occasion du thème imposé dans le dernier numéro du fanzine "Point Bar BD" le célèbre fanzine strasbourgeois qui fleure bon la choucroute (que vous pouvez d'ailleurs commander en cliquant sur l’icône correspondante à droite de la page).




vendredi 29 septembre 2017

Une petite histoire du nucléaire.

En attendant la guerre nucléaire qui s’annonce, il est opportun d’en connaitre un peu plus sur le fonctionnement de l’énergie nucléaire.

Comme le rappelle Bill Bryson dans son livre « une histoire de tout ou presque » :
« Richard Feynman, le grand physicien de Caltech, fit observer un jour que si l’on devait réduire l’histoire scientifique à une seule affirmation fondamentale, ce serait : « Tout est formé d’atomes ». Ils sont partout et constituent toute chose. Regardez autour de vous : tout n’est qu’atomes. Pas seulement les choses solides comme les murs, les tables ou les canapés, mais l’air qui les sépare. Et ce en une quantité que vous ne pouvez absolument pas vous représenter ».
En effet, la taille d'un atome est de l'ordre de 10-10 mètre et sa masse de l'ordre de 10-26 kilogramme.

Un atome est composé d’un noyau formé de protons et de neutrons avec, pour schématiser, des électrons qui « gravitent » autour.
 
Lorsque l’on parle d’énergie nucléaire, on parle de l’énergie libérée lors de l’interaction entre un noyau atomique et une autre particule ou un autre noyau atomique.

Les centrales nucléaires créent ainsi de l’énergie par la fission de ces atomes (contrairement à la fusion qui devrait remplacer cette méthode dans les centrales nouvelles générations).
En gros cela consiste à « casser » des noyaux d’atomes dit lourds (avec beaucoup de neutrons et de protons) pour produire de l’énergie sous forme de chaleur.

En pratique on balance des neutrons sur des noyaux d’Uranium enrichis.
L’équilibre atomique du noyau s’en retrouve modifié et se scinde en éjectant plusieurs neutrons qui vont rencontrer à leur tour plusieurs autres noyaux et ainsi de suite. C’est ce que l’on appelle une « réaction en chaine ».


La somme des masses du résultat de la fission est inférieure à la masse du noyau d’origine, la masse manquante a été transformée en énergie sous forme de chaleur.

Cette réaction en chaine doit être maîtrisée car dans le cas contraire…


Ainsi, pour contrôler cette réaction en chaine, on utilise des matériaux stables comme le bore ou le cadmium en forme de barres qui vont capturer le surplus de neutrons.


Mais la chaleur produite ne permet pas encore de produire de l’électricité, elle va permettre de chauffer l’eau des réacteurs et produire de la vapeur qui entraînera une turbine qui produit l’électricité.

Les principaux inconvénients (et non les moindres) sont les déchets produits :
  • les déchets issus de la fission,
  • les résidus des mines d’Uranium,
  • les sous produits de l’enrichissement de l’Uranium,
  • les structures métalliques des barres d’Uranium,
  • les déchets d’exploitations (gants, combinaisons,…),
  • les 1/5 de matériaux irradiés d’une centrale.

Ces déchets ont une durée de radioactivité très longue et sont classés en 3 catégories :
  • A – faible activité et faible durée de vie
  • B – faible activité et longue durée de vie
  • C – Haute activité et longue durée de vie
Les déchets de catégorie A doivent être isolés pendant 300 ans. Pour les catégories B et C en revanche, il faut plusieurs dizaines de milliers d’années.
Depuis 70 ans, la seule industrie française du nucléaire a produit plus d’1 460 000 m3 de déchets radioactifs ce qui équivaut à près de 390 piscines olympiques et à 2 kg par an et par habitant.

*****

Le nucléaire c’est aussi la fusion et là c’est l’inverse, on assemble 2 noyaux atomiques légers pour en créer un plus lourd. Dans ce cas également la masse du résultat de la fusion est plus faible que la masse de ses deux composants. La masse manquante a également été transformée en énergie sous forme de chaleur. 
 La fusion est beaucoup plus efficace que la fission car là où cette dernière produit avec un gramme d’uranium, plusieurs tonnes de charbon, la fusion en produit 3 à 4 fois plus.
Autre avantage, les combustibles de fusion sont universellement disponibles et quasiment inépuisables. Le deutérium peut être obtenu à partir de l'eau ; le tritium sera produit pendant la réaction de fusion lorsque les neutrons issus de la fusion des noyaux interagiront avec le lithium des modules placés dans la chambre à vide.
La fusion ne génère pas de dioxyde de carbone ou d'autres gaz à effet de serre.
Mais surtout, la fusion nucléaire ne produit pas de déchets radioactifs de haute activité à vie longue (catégorie C).

Le principal souci c’est qu’il faut accélérer suffisamment les atomes pour qu’ils fusionnent. Or, pour accélérer un atome, il faut le chauffer à une température de 150 millions de degrés Celsius. 

A cette température, les électrons sont arrachés des atomes et la matière forme un plasma ionisé. Comme aucun matériau ne peut supporter une telle chaleur, les atomes ionisés sont contenus dans des champs magnétiques générés par des supraconducteurs.

Mais vous l’aurez compris, tout cela consomme énormément d’énergie pour fusionner les atomes et les centrales utilisant la fusion consomment encore, plus d’énergie qu’elles n’en produisent.
En plus la fusion libère également des neutrons très énergétiques qui ne peuvent pas être confinés par les champs magnétiques (vu qu’ils sont par définition neutres) et ils dégradent les installations du réacteur.

Bon après toutes ces explications, vous reprendrez bien un petit champignon ?

mercredi 16 août 2017

Question de point de vue

L’œil humain dispose d'un point aveugle, c'est-à-dire, le seul point de la rétine qui ne voit pas, en raison de l'absence de photorécepteurs. Il correspond à l'endroit où le nerf optique et les vaisseaux sanguins quittent l’œil.
Un petit test pour s'en rendre compte.

Cliquer sur l'image pour l'agrandir (ça marche aussi avec ce format mais cela vous obligera à vous approchez plus de votre écran). Fermez votre œil gauche et fixez bien la croix, et uniquement la croix, approchez-vous à environ 30 cm de votre ordinateur, vous ne verrez plus le rond.
Si vous le voyez toujours, rapprochez-vous ou éloignez-vous de votre ordinateur, il y aura un endroit précis où vous ne verrez plus le rond.




mercredi 2 août 2017

Crédit à la con-sommation

Chaque année, l’ONG Global Footprint Network et le WWF annoncent, quelque part durant l’été, le « jour du dépassement ». En 2016, c'était le 8 août. Cette année, nous aurions consommé depuis le premier janvier tout ce que la Terre peut produire en un an et, en quelque sorte, nous vivrons à partir du mercredi 2 août, « à crédit », en empruntant aux générations futures. 





samedi 3 juin 2017

Les illusions d'optique, mon cerveau aussi est un con (+cadeau à la fin de l'article)

Interprétation erronée, erreur d’appréciation,  certaines images jouent avec notre esprit. Les illusions d'optique ne sont pas un problème qui vient de nos yeux mais plutôt de notre cerveau.


Elles sont dues au fait que la multitude d'informations perçues par nos yeux est transmise à notre cerveau qui va les trier et les analyser mais parfois s’embrouiller avec.


Déjà comment perçoit-on une image ?


La lumière émise ou reflétée sur les objets traversent la cornée, le cristallin avant d'atteindre la rétine.
Notre œil agit comme un appareil photo :
- le cristallin et l'objectif font converger les rayons lumineux pour que l'image soit retranscrite.
- La pupille et le diaphragme règlent la surface sensible à la lumière. Plus la lumière est intense, plus le diaphragme est petit de même que la pupille se rétracte avec une forte luminosité et se dilate lorsque la luminosité est faible.
- La rétine et la pellicule ou le capteur reçoivent l'image. 

La rétine est composée de cônes qui gèrent les couleurs et de bâtonnets qui perçoivent la lumière.

Après cela, le nerf optique envoie les informations sous forme de signaux électriques au cerveau qui reconstruit l'image et c'est à ce moment que ça peut foirer.

Donc on va passer en revue  différentes illusions plus ou moins connues et tenter d'expliquer pourquoi ça cloche.

Quelques illusions sympas pour vous troubler le cerveau.

I/ Les illusions dues au milieu ambiant :

De nombreuses illusions venant du fait que le cerveau adapte ce qu'il voit par rapport au milieu ambiant que ce soit à cause des couleurs, de la luminosité ou des formes.

La grille d'Hermann, comptez les points noirs :


Oui, je sais, ce n'est pas possible.
Le blanc est entouré de plus de noir que les lignes, donc on le voit légèrement gris. En revanche, lorsque l'on regarde fixement une intersection, elle paraît blanche car on fait intervenir les cellules de la fovéa, zone centrale de la rétine, qui, elle, fait beaucoup moins de correction par rapport à l'environnement.

L’illusion de Titchener : quel rond central est le plus gros ? 


Hein, celui de gauche ?... Vous êtes sûr ? Vérifiez !

Ici, ce ne sont plus les couleurs qui trompent nos yeux mais la taille. En effet, la grandeur apparente des éléments les plus grands est surestimée par comparaison aux plus petits, et inversement. Le cercle bleu de droite nous parait donc plus petit que celui de gauche alors que leurs tailles sont identiques. 

L’illusion de Müller-Lyer dans le même style, quelle ligne horizontale est la plus grande ?
 
Vous l'aurez deviné, elles sont de la même taille. Mais vous avez beau le savoir, votre cerveau ne veut pas le voir et ce pour les mêmes raisons que précédemment. Le sens des flèches tournées vers l'intérieur ou l'extérieur influencent la perception.
Notre cerveau a en effet tendance à surestimer les côtés d’un angle obtus (angle supérieur à 90°) et à sous-estimer ceux d’un angle aigu (angle inférieur à 90°).

Allez une autre dans le même style :
les illusions de Hering.

Les deux lignes rouges verticales sont parallèles mais elles semblent inclinées vers l'extérieur pour certains observateurs. 
 
La distorsion est induite par les lignes bleues de l'arrière-plan. Vous pouvez vérifier avec une règle, elles sont bel et bien droites.

II/ De nombreuses sont dues également à la persistance rétinienne :

Fixez pendant environ 30 secondes les 4 points noirs. Puis regardez un mur blanc en clignant des yeux. 



Comme indiqué, certaines cellules de l’œil sont sensibles à la luminosité  tandis que d'autres sont sensibles aux couleurs primaires (le rouge, le vert et le bleu... et oui le jaune n'est pas une couleur primaire pour un œil).
Quand on fixe longuement les points, les cellules sensibles à la luminosité, c'est à dire à toute la zone blanche, saturent. Lorsque seul le fond blanc subsiste, la partie saturée nous semble grise et apparaît alors le visage de Jésus.
C'EST UN MIRACLE !!!!

III/ les illusions provoquées par la perception du mouvement :

Les illusions qui suivent sont très perturbantes. Elle donnent une illusion de mouvement là où il n'y a que des dessins fixes.


Les serpents tournants d'Akiyoshi Kitaoka.
Professeur de psychologie à l’Université Ritsumeikan de Kyoto, il a imaginé des mélanges étranges et psychédéliques de formes et de couleurs conçus pour provoquer l’illusion du mouvement dans notre cerveau.


Lorsque nous parcourons des yeux les ronds, et malgré le fait que l'image soit fixe, les ronds se mettent à tourner sur eux-mêmes. Les cellules photoréceptrices s'épuisent face à la complexité de l'image et cela créé l'illusion du mouvement.
  Allez je vous en mets d'autres, histoires de vous filer la gerbe.









IV/ Les illusions artistiques :

Et pour celles et ceux qui n'ont pas bien vu l'image de la BD d'intro, la voici en gros plan, bande de pervers !


Voici des constructions ou objets impossibles
Le Blivet

Le cube de Necker

V/ Les illusions venues du point de vue ou du vécu
Voici une construction spéciale qui, quand on la regarde d'un certain point de vue, laisse penser au cerveau que les rampes descendent (cette illusion fonctionne de la même façon que le cadeau en fin d'article, tout n'est question que de point de vue).



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Ou une autre qui est un simple trompe l’œil :

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Je vous conseille de faire des recherches sur les anamorphoses qui sont des images que l'on ne peut voir qu'avec un certain point de vue.

Enfin, une illusion basée sur le vécu et l'expérience.
Regardez l'illustration suivante.



Si vous êtes adulte, vous verrez en premier le couple (peut-être même ne verrez vous que lui mais alors vous êtes un gros pervers).
En revanche, si vous êtes prude ou si vous montrez cette image à un enfant, il verra 9 dauphins (sauf si votre enfant est comme moi à son âge).

Il sont là :

La suivante est pas mal, si vous regardez l'image de près, vous verrez Albert Einstein, mais si vous vous reculez suffisamment, vous verrez Marilyn Monroe.



VI/ Pour finir un petit cadeau pour vous cher(e)s ami(e)s

Une petite illusion inspirée d'une autre très connue sur Internet, elle même inspirée des travaux de Jerry Andrus.
Tout d'abord, pour vous donner envie de la reproduire voici une vidéo. Vous verrez c'est bluffant !



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Et voici le fichier à imprimer sur papier épais (c'est mieux), c'est cadeau, ça me fait plaisir.


Petit Bonus, la chambre d'Ames, créée par un ophtalmologiste américain Aldebert Ames.

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La pièce apparait cubique mais elle est en fait trapézoïdale, ainsi les personnes grandissent ou rapetissent en passant d'un angle à l'autre.




N'ayez jamais de certitude de ce que vous voyez, des fois la réalité est tout autre. ;-)

mercredi 19 avril 2017

Les sondes pour Uranus ?

Aujourd'hui on part dans les étoiles à la recherche de formes de vies extraterrestres à l'aide de sondes (et pas celles que l'on utilise pour voir à l'intérieur des fesses).

BD réalisée à l'occasion d'un concours de science-fiction sur le thème des pionniers.

Embarquons ensemble.





samedi 8 avril 2017

Le métal expliqué par un con : le "circle pit"

Le "circle pit" est une danse très appréciée dans les concerts de métal, enfin surtout dans les festivals en plein air car cela suppose d'avoir de la place (une fois j'ai essayé dans mon salon et j'ai du faire un tour chez Ikea pour remplacer tous mes meubles).

Il s'agit pour les participants de courir en rond et sur le rythme de la musique.
Au festival Download en 2007, le groupe DevilDriver a réalisé le plus grand circle pit avec environ 25 000 fans.

Pour vous faire une idée de la chose ça ressemble à ça (à partir de 0:45) :


Très inspirée par les danses tribales autour du feu pour invoquer les esprits, faire tomber le pluie ou encore faire chier les voisins (salut bande de hippies ;-) ), cette pratique se rencontre également dans le règne animal chez les fourmis dans un phénomène que certains prénomment "la spirale de la mort".

En effet, vous n'êtes pas sans savoir (et si vous ne le savez pas, je suis ravi de vous l'apprendre) que les fourmis s'orientent grâce à des phéromones, des substances chimiques comparables aux hormones, qu'elles sécrètent et qui agissent comme des messagers entre les individus d'une même espèce, transmettant des informations aux autres membres de la colonie (comme par exemple : "tiens t'es qui toi ?", "putain les mecs j'ai trouvé de la bouffe, suivez le chemin !",...).

Le principe est simple chaque fourmi suit la trace de celle qui la précède de la fourmilière jusqu'au point où la nourriture a été trouvée.

Mais ils arrive que certaines aient un bug et qu'elles perdent leur chemin entrainant alors leurs congénères dans une sorte de vortex de fourmis. Ces spirales pouvant être composées de centaines, voire de milliers de fourmis perdues qui se suivent jusqu'à l'épuisement.

Ce phénomène assez rare a été étudié pour la première fois en 1944 par le biologiste américain Théodore Schneirla et si vous voulez mon avis il est vraiment métal !

Ce processus a été étudié pour la première fois en 1944 par Théodore Schneirla, scientifique américain spécialisé dans le comportement animal.

En savoir plus : http://www.maxisciences.com/fourmi/l-039-etrange-phenomene-de-la-spirale-de-la-mort-qui-piege-les-fourmis_art36390.html
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